Lexique

Les mots que l’on entend en agence, expliqués simplement : la définition d’abord, un exemple ensuite, le clin d’œil pour finir. Du brief au GEO, vu d’Outre-mer.

Lettre A

Ads

Aussi appelé : publicité en ligne, annonces sponsorisées

« Ads » (de l’anglais advertisements) désigne les publicités payantes diffusées en ligne : sur les moteurs de recherche, les réseaux sociaux, les sites et les applications.

Chaque plateforme a sa régie et son outil : Google Ads, Meta Ads pour Facebook et Instagram, LinkedIn Ads, TikTok Ads. On y choisit un objectif, une cible, un budget et des formats, puis on paie au clic, à l’affichage ou à la vue, en suivant les résultats au jour le jour. Exemple : un concessionnaire de Cayenne qui annonce ses portes ouvertes peut viser les habitants de l’île de Cayenne et de Kourou, sans dépenser un euro ailleurs.

Aux Antilles comme en Guyane, on ne dit plus « faire de la pub », on dit « lancer des Ads ». Le budget, lui, n’a pas changé de nom.

Voir aussiSEARetargetingTikTok Ads

Agent IA

Aussi appelé : agent d’IA, agent autonome

Nouveau en 2026

Un agent IA est un programme, bâti sur un modèle de langage, qui ne se contente pas de répondre : il agit (chercher, remplir, envoyer) pour atteindre un objectif.

Là où un assistant conversationnel produit un texte, l’agent se sert d’outils : un agenda, une boîte mail, un CRM, une base de documents. Le protocole MCP sert justement à brancher ces outils sur l’IA. Exemple : un agent qui repère les devis restés sans réponse depuis quinze jours et prépare le brouillon de relance. Plus il agit seul, plus il faut borner ses droits et garder un humain pour valider ce qui part.

Un agent IA n’est pas James Bond : il ne reçoit pas de permis de tuer, seulement des droits d’accès. Choisissez-les bien.

Voir aussiLLMMarketing automation

AI Overviews et AI Mode

Aussi appelé : aperçus IA, mode IA de Google, AI Overview

Nouveau en 2026

AI Overviews (les aperçus IA) sont les résumés rédigés par l’IA de Google en haut des résultats ; AI Mode est son mode de recherche entièrement conversationnel.

Lancés aux États-Unis en 2024 pour les aperçus et en 2025 pour AI Mode, ils répondent directement à la question en citant quelques sources. Conséquence : moins de clics vers les sites. Le Pew Research Center a mesuré qu’un internaute clique sur un résultat dans 8 % des visites quand un aperçu IA s’affiche, contre 15 % sans. Être l’une des sources citées devient un objectif à part entière.

Google ne vous envoie plus seulement vers la bonne page : il vous en lit le résumé. Comme un ami qui vous raconte la fin du film.

Voir aussiGEORecherche zéro clicSEO

Analytics

Aussi appelé : web analytics, mesure d’audience, GA4

L’analytics désigne la collecte et l’analyse des données de fréquentation et de comportement (visites, clics, conversions) qui servent à comprendre et à améliorer un site ou une campagne.

L’outil le plus répandu est Google Analytics 4 (GA4), qui a remplacé Universal Analytics, arrêté en juillet 2023. On y lit d’où viennent les visiteurs, ce qu’ils font et ce qui les décide à passer à l’action. En Europe, une partie de ces mesures dépend du consentement donné dans le bandeau cookies : un chiffre en baisse n’est donc pas toujours une audience en baisse.

Ce n’est pas une nouvelle discipline olympique. Voyez plutôt un GPS : il vous dit où vous êtes et vous aide à savoir où aller.

Voir aussiKPICMP

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Lettre B

Brainstorming

Aussi appelé : remue-méninges

Le brainstorming est une séance de créativité en groupe qui vise à produire un maximum d’idées, sans les juger, avant de trier les meilleures.

La méthode a été popularisée dans les années 1950 par le publicitaire américain Alex Osborn. Sa règle d’or : la quantité d’abord, la critique ensuite. En agence, on s’en sert pour trouver un nom, un concept de campagne ou un angle de prise de parole, puis on confronte les meilleures idées au brief.

Rassurez-vous, rien à voir avec une tempête sous le crâne. Plutôt une averse d’idées, dans un ciel bien bleu.

Voir aussiBriefMoodboard

Brief

Aussi appelé : cahier des charges créatif

Le brief est le document qui pose le cadre d’un projet : le contexte, l’objectif, la cible, le message, le budget, les délais et ce qui est attendu de l’agence.

C’est le point de départ de toute mission, et souvent la cause des projets qui dérapent quand il est flou. Un bon brief n’est pas forcément long : il dit ce qui doit changer, pour qui, et d’ici quand. En Outre-mer, précisez toujours le territoire visé : la Guyane, la Martinique et La Réunion n’ont ni les mêmes médias ni les mêmes codes. Le même réflexe vaut pour l’IA : un bon brief fait un bon prompt.

Malgré son nom, ce n’est pas un sous-vêtement. C’est notre bible pour chaque mission.

Voir aussiCible

Buyer persona

Aussi appelé : persona, client type

Un buyer persona est le portrait semi-fictif d’un client type, construit à partir de données réelles : son profil, ses besoins, ses freins et sa façon de s’informer avant d’acheter.

On lui donne un prénom, un âge, un métier et des habitudes, pour que toute l’équipe parle de la même personne. Exemple : « Murielle, 42 ans, gérante d’un commerce à Baie-Mahault, qui compare les offres sur son téléphone le soir ». Deux ou trois personas suffisent en général : au-delà, on ne choisit plus.

Une façon très « fancy » de dire « client idéal ». Mais un client idéal qui a un prénom, c’est déjà plus facile à convaincre.

Voir aussiCibleCustomer journey

Buzz marketing

Aussi appelé : marketing viral, buzz

Le buzz marketing cherche à provoquer un bouche-à-oreille rapide et massif autour d’une marque, le plus souvent grâce à un contenu surprenant, drôle ou décalé.

Le buzz se joue sur les réseaux sociaux, mais aussi dans la vraie vie : une opération de rue, un objet insolite, une vidéo qui circule dans les groupes de messagerie de la famille. Il est imprévisible et peut se retourner contre la marque. Un bon buzz se prépare donc comme une campagne : un message clair, un public précis, et une réponse prévue aux critiques.

Excellent nom pour une mascotte, on vous l’accorde. Ici, le buzz se propage plutôt comme une traînée de poudre.

Voir aussiEarned mediaInfluencer marketing

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Lettre C

Call-to-action

Aussi appelé : CTA, appel à l’action

Un call-to-action (CTA) est un bouton, un lien ou une phrase qui invite le visiteur à faire une action précise : demander un devis, s’inscrire, acheter, appeler.

Un bon CTA dit exactement ce qui va se passer (« Recevoir le guide » plutôt que « Envoyer ») et ne se dispute pas l’attention avec trois autres boutons. Il se place là où la décision se prend, et il se teste : le verbe, la couleur, la position. Sur une landing page, c’est souvent lui qui fait la différence.

Non, ce n’est pas un cri de ralliement pour super-héros. Mais le bouton papaye « Contactez-nous », en bas de cette page, en est un.

Voir aussiLanding pageUser Experience

Cible

Aussi appelé : target, public cible, cœur de cible

La cible est l’ensemble des personnes qu’une communication veut toucher : celles à qui le message s’adresse et dont on attend une réaction.

Elle se définit par des critères (âge, territoire, métier, habitudes, besoins), puis se précise avec des personas. Une cible trop large dilue le message : « tout le monde en Guadeloupe » n’est pas une cible, « les parents d’élèves de Pointe-à-Pitre qui cherchent un soutien scolaire » en est une. On distingue souvent la cible principale, qui décide, de la cible secondaire, qui influence la décision.

Non, ce n’est pas un jeu de fléchettes. Quoique : il s’agit bien de viser juste.

Voir aussiBuyer personaBriefTranscréation

CMP

Aussi appelé : plateforme de gestion du consentement, Consent Management Platform, bandeau cookies

Nouveau en 2026

Une CMP (plateforme de gestion du consentement) est l’outil qui affiche le bandeau cookies, enregistre les choix du visiteur et les transmet aux outils de mesure et de publicité.

En France, la CNIL demande qu’il soit aussi simple de refuser que d’accepter, et qu’aucun traceur non indispensable ne soit déposé avant le choix. La CMP en garde la preuve : qui a consenti à quoi, et quand. Revers de la médaille : chaque refus retire des visites de vos statistiques, d’où l’intérêt d’une mesure configurée pour respecter ces choix.

Ce bandeau que tout le monde ferme sans le lire ? C’est lui. Promis, il a un vrai métier.

Voir aussiCookie tiersDonnées first-party

Community management

Aussi appelé : community manager, social media management, CM

Le community management consiste à animer et à modérer la communauté d’une marque sur les réseaux sociaux : publier, répondre, écouter, et gérer les crises quand elles arrivent.

Le community manager fait vivre la ligne éditoriale au quotidien ; le social media manager pilote plus largement la stratégie, les campagnes payantes et les résultats. Le métier demande de la réactivité et du tact : une réponse publique à un client mécontent est lue par des centaines d’autres. Dans un territoire où l’on se connaît vite, chaque réponse compte double.

Le community manager, c’est un peu le maire du village : il accueille, répond, anime, et éteint les feux quand ça se corse.

Voir aussiEngagement rateSocial proof

Content marketing

Aussi appelé : marketing de contenu, brand content

Le content marketing consiste à créer et à diffuser des contenus utiles (articles, guides, vidéos, podcasts) pour attirer une audience et gagner sa confiance, plutôt que de vendre frontalement.

Le principe : aider avant de vendre. Un guide pratique, un tutoriel ou une étude de cas attire les personnes qui se posent déjà la question, et installe la marque comme une référence. C’est un travail de fond, qui se mesure en mois plutôt qu’en jours. Ce lexique en est un exemple : il répond à une question, et il ne vous a encore rien vendu.

Une tactique de séduction douce : c’est un peu comme écrire une lettre d’amour à vos clients. Une lettre qui leur rend service.

Voir aussiSEOGEO

Customer journey

Aussi appelé : parcours client, parcours d’achat

Le customer journey, ou parcours client, est l’ensemble des étapes par lesquelles passe un client, de la découverte d’une marque à l’achat, puis à la fidélité et à la recommandation.

On le dessine point de contact par point de contact : une publicité vue sur Instagram, une recherche Google, une visite en boutique, un appel, un avis laissé après coup. Chaque friction est une occasion de perdre le client. En Outre-mer, le parcours compte souvent des étapes que l’on oublie ailleurs, comme la question des frais et des délais de livraison.

Un voyage sans valise, mais avec des correspondances : à chacune, le client peut descendre.

Voir aussiUser ExperienceBuyer persona

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Lettre D

Données first-party

Aussi appelé : first-party data, données propriétaires, données internes

Nouveau en 2026

Les données first-party sont celles qu’une marque collecte elle-même, directement auprès de ses clients : sur son site, par ses formulaires, ses ventes, sa newsletter ou sa carte de fidélité.

Avec le recul des cookies tiers, elles deviennent le socle du marketing : elles sont plus fiables, et la marque en maîtrise l’usage. Encore faut-il les collecter avec un consentement clair, n’en garder que l’utile et les protéger, comme le demande le RGPD. Exemple : la liste des clients inscrits à la carte de fidélité d’une enseigne, qui permet de les prévenir d’une promotion sans passer par une régie.

Des données faites maison, comme le punch : on sait exactement ce qu’il y a dedans.

Voir aussiCookie tiersCMP

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Lettre E

EAA

Aussi appelé : European Accessibility Act, acte européen sur l’accessibilité, directive (UE) 2019/882

Nouveau en 2026

L’EAA (European Accessibility Act) est la directive européenne qui rend obligatoire, depuis le 28 juin 2025, l’accessibilité de nombreux produits et services numériques, y compris dans le privé.

Sont notamment concernés le commerce en ligne, les services bancaires, le transport de voyageurs, les livres numériques et les services de communication. Les microentreprises de services (moins de 10 salariés et au plus 2 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de bilan) en sont dispensées. En France, la référence technique reste le RGAA, aligné sur les règles internationales WCAG. Concrètement, la boutique en ligne d’une enseigne martiniquaise doit pouvoir s’utiliser au clavier et avec un lecteur d’écran, avec des textes bien contrastés et des images décrites.

Ce n’est pas une nouvelle compagnie aérienne. Mais comme pour un vol, il y a désormais des règles pour embarquer tout le monde.

Voir aussiUser ExperienceÉcoconception

Earned media

Aussi appelé : média gagné, owned media, paid media

L’earned media désigne la visibilité qu’une marque obtient sans la payer : articles de presse, partages, mentions, avis et recommandations.

On le range avec deux cousins : le paid media (la visibilité achetée : publicité, sponsorisation) et l’owned media (les canaux que la marque possède : site, newsletter, comptes sociaux). Les trois fonctionnent ensemble : un contenu publié sur vos canaux, poussé par un peu de publicité, peut finir repris par la presse locale. L’earned media est le plus crédible, parce que ce n’est pas la marque qui parle d’elle-même.

Les mentions, les partages gratuits, ça vous parle ? C’est la visibilité qui ne s’achète pas : elle se mérite.

Voir aussiSocial proofBuzz marketing

Écoblanchiment

Aussi appelé : greenwashing, allégation environnementale trompeuse

Nouveau en 2026

L’écoblanchiment (greenwashing) consiste à donner une image écologique trompeuse d’un produit, d’un service ou d’une entreprise, par des mots, des labels ou des visuels qui exagèrent ses qualités environnementales.

C’est déjà une pratique commerciale trompeuse au sens du Code de la consommation. La directive (UE) 2024/825, dont les règles s’appliquent depuis le 27 septembre 2026, va plus loin : elle interdit les allégations génériques (« écologique », « vert », « respectueux de l’environnement ») sans preuve d’une performance reconnue, les labels de durabilité qui ne reposent ni sur une certification ni sur une autorité publique, et les allégations de neutralité carbone d’un produit fondées sur la compensation. La règle devient simple : dire ce que l’on fait, preuves à l’appui.

Repeindre un pick-up en vert ne le rend pas électrique. En communication, c’est pareil.

Voir aussiÉcoconception

Écoconception

Aussi appelé : écoconception numérique, RGESN, numérique responsable

Nouveau en 2026

L’écoconception d’un service numérique consiste à réduire son impact environnemental dès sa conception : moins de données, moins de calcul, des pages plus légères, des appareils qui durent plus longtemps.

En France, la référence est le RGESN (référentiel général de l’écoconception de services numériques), publié en mai 2024 par l’Arcep et l’Arcom avec l’ADEME, la CNIL, la DINUM et Inria : 78 critères. Concrètement : des images compressées, moins de vidéos en lecture automatique, du code sobre, un hébergement choisi avec soin. C’est aussi un gain de vitesse, précieux sur une connexion lente, dans une commune isolée de Guyane comme ailleurs.

Un site écoconçu, c’est comme une valise bien faite : tout ce qu’il faut, rien de trop, et elle passe en cabine.

Voir aussiEAAÉcoblanchiment

Engagement rate

Aussi appelé : taux d’engagement

Le taux d’engagement mesure la part d’une audience qui interagit avec un contenu : mentions « J’aime », commentaires, partages, enregistrements, clics.

La formule la plus courante : le nombre d’interactions divisé par la portée (ou par le nombre d’abonnés, selon l’outil), multiplié par 100. Exemple : 120 interactions pour 4 000 personnes touchées donnent un taux de 3 %. Précisez toujours le calcul avant de comparer deux chiffres. Un petit compte très engagé vaut souvent mieux qu’un grand compte qui ne réagit plus.

Plus il est élevé, plus vous êtes la star de la soirée. Une star qu’on écoute, pas seulement qu’on regarde.

Voir aussiKPICommunity management

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Lettre G

GEO

Aussi appelé : Generative Engine Optimization, optimisation pour les moteurs génératifs, AEO

Nouveau en 2026

Le GEO (Generative Engine Optimization) regroupe les techniques qui aident un contenu à être cité dans les réponses des IA : ChatGPT, Claude, Perplexity, Gemini ou les aperçus IA de Google.

Le terme vient d’une étude de chercheurs de Princeton et de l’IIT Delhi (2023) : citer ses sources, ajouter des statistiques et des citations y augmente jusqu’à 40 % la visibilité d’un texte dans les réponses génératives. En pratique, le GEO prolonge le SEO : une réponse claire dès la première phrase, des informations exactes et datées, une expertise visible, un site techniquement propre. Google précise d’ailleurs qu’aucune optimisation spéciale n’est nécessaire pour ses fonctions d’IA. L’enjeu est concret : être la source que l’IA cite quand on lui demande « où acheter des panneaux solaires en Guadeloupe ? ».

Avant, on faisait les yeux doux à Google. Maintenant, il faut aussi plaire à son assistant.

Voir aussiSEOAI Overviews et AI Modellms.txt

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Lettre H

Hallucination

Aussi appelé : hallucination de l’IA

Nouveau en 2026

Une hallucination est une réponse fausse produite par une IA générative avec l’assurance d’une réponse juste : un chiffre inventé, une source qui n’existe pas, une citation imaginaire.

Elle vient du fonctionnement même des modèles de langage, qui prédisent le texte le plus probable, pas le plus vrai. Le risque baisse quand l’IA travaille à partir de vos propres documents et qu’on lui demande ses sources, mais il ne disparaît pas. D’où une règle simple : tout contenu produit avec l’IA est relu et vérifié par un humain avant de partir.

L’IA ne ment pas : elle improvise. Avec un aplomb que bien des oncles lui envieraient au repas du dimanche.

Voir aussiLLMIA générative

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Lettre I

IA

Aussi appelé : intelligence artificielle, AI

L’intelligence artificielle (IA) désigne les programmes capables d’accomplir des tâches qui demandent d’ordinaire l’intelligence humaine : reconnaître une image, comprendre un texte, prédire, décider ou créer.

Le terme recouvre des techniques très différentes : les filtres antispam et les recommandations des plateformes de vidéo en font partie depuis longtemps. Depuis l’arrivée de ChatGPT, fin 2022, on pense surtout à l’IA générative, qui écrit, dessine ou parle. En Europe, l’AI Act encadre ces usages selon leur niveau de risque. Pour une entreprise, la vraie question n’est pas « faut-il de l’IA ? », mais « pour quel problème précis ? ».

En 2023, nous écrivions qu’elle savait « même parfois rire de vos blagues ». Elle a fait des progrès, mais nous gardons l’humour pour nous.

Voir aussiIA générativeAgent IA

IA générative

Aussi appelé : generative AI, GenAI

Nouveau en 2026

L’IA générative est une forme d’intelligence artificielle qui produit des contenus nouveaux (textes, images, sons, vidéos, code) à partir d’une consigne écrite ou orale.

ChatGPT, Claude, Gemini ou Le Chat de Mistral pour le texte, Midjourney ou Firefly pour l’image : ces outils ont appris sur d’immenses volumes de données et produisent ce qui leur paraît le plus plausible. En agence, ils accélèrent la recherche d’idées, les premiers jets, les déclinaisons et les traductions. Ils ne remplacent ni la stratégie, ni la vérification, ni l’œil d’un directeur artistique, et le résultat dépend de la consigne, comme pour un brief.

Elle écrit un poème en dix secondes. Elle ne sait toujours pas s’il est bon : ça, c’est votre travail.

Voir aussiLLMHallucinationIA

Influencer marketing

Aussi appelé : marketing d’influence, influence commerciale

Le marketing d’influence consiste à collaborer avec des créateurs de contenu suivis sur les réseaux sociaux pour faire connaître une marque, un produit ou un service à leur communauté.

En France, la loi du 9 juin 2023, modifiée par une ordonnance du 6 novembre 2024, encadre l’influence commerciale : une collaboration rémunérée, en argent ou en produits offerts, doit être signalée clairement par la mention « Publicité », « Collaboration commerciale » ou une mention équivalente, et certaines promotions sont interdites. Le bon partenaire n’est pas toujours le plus gros compte : un créateur suivi par quelques milliers de personnes sur son île touche souvent plus juste qu’une vedette nationale.

Les influenceurs sont les personnalités des réseaux. Bien choisis, ils mettent votre marque sous les projecteurs, pas sous le feu des critiques.

Voir aussiSocial proofEarned media

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Lettre K

KPI

Aussi appelé : Key Performance Indicator, indicateur clé de performance

Un KPI (indicateur clé de performance) est un chiffre choisi à l’avance pour mesurer si une action atteint son objectif : demandes de devis, ventes, coût par contact, conversions.

Un bon KPI découle directement de l’objectif : pour remplir une salle de concert, c’est le nombre de billets vendus qui compte, pas le nombre de « J’aime ». Trois à cinq KPI suffisent pour piloter une campagne. Ils se fixent dès le brief, avec leur valeur de départ, pour savoir d’où l’on part.

Les KPI sont nos amis : des professeurs bienveillants qui nous mettent des notes sans jamais nous punir. Enfin, presque.

Voir aussiROIAnalyticsEngagement rate

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Lettre L

Landing page

Aussi appelé : page d’atterrissage, page de destination

Une landing page est une page web conçue pour une seule action, sur laquelle arrive un visiteur après avoir cliqué sur une publicité, un e-mail ou un lien.

Contrairement à la page d’accueil, elle ne montre pas tout le site : un message, une preuve, un formulaire ou un bouton. Bien construite et pensée pour son public local, elle transforme un simple visiteur en client. Notre article sur le sujet détaille la méthode.

C’est la vitrine de votre boutique : si elle est bien faite, on entre.

Voir aussiCall-to-action

Lead generation

Aussi appelé : génération de leads, génération de prospects, lead

La génération de leads regroupe les actions qui permettent de recueillir les coordonnées de personnes intéressées par une offre, pour les recontacter et en faire des clients.

Un lead, c’est un prospect qui a levé la main : il a téléchargé un guide, demandé un devis, rempli un formulaire. Les leviers : contenus utiles, landing pages, campagnes ciblées, salons, webinaires. On distingue ensuite les leads à rappeler tout de suite de ceux qu’il faut encore convaincre. Un formulaire court, qui ne demande que l’essentiel, convertit en général mieux qu’un long.

Lu comme ça, on dirait un film de science-fiction. C’est plus doux : des mangues qui vous tombent dans les mains (stratégiquement), quand vous êtes assis sous le bon manguier.

Voir aussiLanding pageMarketing automation

LLM

Aussi appelé : grand modèle de langage, Large Language Model, modèle de langage

Nouveau en 2026

Un LLM (grand modèle de langage) est un programme d’IA entraîné sur d’immenses quantités de textes pour comprendre une demande et y répondre en langage courant.

C’est le moteur des assistants que vous connaissez : les modèles GPT derrière ChatGPT, Claude chez Anthropic, Gemini chez Google, ou ceux du français Mistral AI. Il fonctionne en prédisant, morceau de mot après morceau de mot, la suite la plus probable d’un texte. Il excelle donc à rédiger, résumer, traduire ou classer, et peut se tromper avec aplomb. Il ne « sait » que ce qu’il a appris ou ce qu’on lui fournit.

Il a lu une bonne partie d’Internet. Ce qui explique certaines choses.

Voir aussiIA générativeHallucinationAgent IA

llms.txt

Aussi appelé : fichier llms.txt

Nouveau en 2026

Le llms.txt est un fichier texte placé à la racine d’un site, qui propose aux IA un résumé du site et la liste de ses pages importantes.

L’idée, lancée en 2024 par Jeremy Howard (Answer.AI), reprend celle du robots.txt : guider les machines. Le fichier ne coûte presque rien à produire, et beaucoup de sites l’ont adopté. Mais Google a indiqué qu’à sa connaissance aucun service d’IA ne s’en servait. À faire si l’on veut, sans en attendre de miracle : la clarté des pages compte bien davantage.

Le fichier dont tout le monde parle et que presque personne ne lit. Un peu comme les conditions générales.

Voir aussiGEOSEO

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Lettre M

Marketing automation

Aussi appelé : automatisation marketing

Le marketing automation consiste à confier à un logiciel les tâches marketing répétitives, déclenchées par le comportement des contacts : e-mails, relances, segmentation, publications.

Exemple : une personne télécharge un guide sur votre site ; elle le reçoit aussitôt, puis un conseil pratique trois jours plus tard, puis une invitation à prendre rendez-vous si elle a ouvert les deux premiers messages. Des outils comme HubSpot, Brevo ou Mailchimp font tourner ces scénarios seuls. Les agents IA ajoutent une étape : ils ne suivent plus seulement un scénario, ils peuvent rédiger et adapter le message.

Un assistant qui ne prend jamais de pause. D’ailleurs, il ressemble au café : il vous garde productif sans effort.

Voir aussiLead generationAgent IA

Moodboard

Aussi appelé : planche d’ambiance, planche de tendances

Un moodboard est une planche visuelle qui rassemble images, couleurs, matières, typographies et références pour fixer l’ambiance d’un projet avant de le créer.

C’est le premier outil de la direction artistique : il permet de se mettre d’accord sur une intention avant de dessiner un logo ou de tourner une vidéo. On en présente souvent deux ou trois, dans des directions différentes, pour que le client choisisse. Une fois validé, il sert de boussole à toute l’équipe.

Ce n’est pas une planche de surf (on aurait bien aimé, entre Le Moule et Saint-Leu). C’est une boussole créative.

Voir aussiWording

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Lettre N

Net Promoter Score

Aussi appelé : NPS

Le Net Promoter Score (NPS) mesure la propension de vos clients à vous recommander, à partir d’une seule question notée de 0 à 10.

La question, créée en 2003 par Fred Reichheld (Bain & Company) : « Quelle est la probabilité que vous recommandiez notre entreprise à un proche ? ». Les notes de 9 et 10 sont des promoteurs, de 0 à 6 des détracteurs. Le NPS se calcule ainsi : pourcentage de promoteurs moins pourcentage de détracteurs ; il va de −100 à +100. Exemple : 50 % de promoteurs et 20 % de détracteurs donnent un NPS de 30.

Code secret ? Eh non. Plus le score est élevé, plus vos clients vous aiment. Plus il est bas… vous connaissez la suite.

Voir aussiKPISocial proof

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Lettre P

Personal branding

Aussi appelé : marque personnelle

Le personal branding est la construction volontaire de l’image d’une personne, souvent un dirigeant ou un expert, pour faire connaître ses compétences, ses valeurs et sa façon de travailler.

Le terme a été popularisé en 1997 par l’article « The Brand Called You » de Tom Peters. Il se joue aujourd’hui sur LinkedIn, en conférence et dans la presse : des prises de parole régulières, cohérentes et sincères. Pour une PME, la voix du dirigeant est souvent son premier média, surtout là où l’on fait affaire avec quelqu’un avant de faire affaire avec une marque.

L’art de se vendre soi-même, sans se brader. Vous devenez la star de votre propre film, et c’est vous qui écrivez le scénario.

Voir aussiWordingEarned media

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Lettre R

Recherche zéro clic

Aussi appelé : zero-click search, recherche sans clic

Nouveau en 2026

Une recherche zéro clic est une recherche qui se termine sans qu’aucun site ne soit visité, parce que la réponse s’affiche directement dans la page de résultats.

Météo, horaires, définitions, fiches d’établissement, réponses de l’IA : de plus en plus de questions trouvent leur réponse sur le moteur lui-même. Les sites y perdent des visites, pas forcément de la visibilité : une fiche d’établissement bien tenue (horaires, adresse, avis) fait venir des clients sans générer un seul clic. C’est vrai pour tout commerce local, à Cayenne comme à Montpellier.

Ce lexique est un bon candidat : vous trouverez peut-être cette définition sans jamais arriver ici. Si vous lisez ces lignes, merci d’avoir cliqué.

Voir aussiAI Overviews et AI ModeGEOSEO

Retargeting

Aussi appelé : reciblage publicitaire, remarketing

Le retargeting est une technique publicitaire qui montre des annonces aux personnes ayant déjà visité votre site ou interagi avec votre marque.

Exemple : un internaute consulte une offre de séjour à Marie-Galante sans réserver ; les jours suivants, l’annonce de ce séjour le retrouve sur les réseaux sociaux. La technique est efficace, parce qu’elle s’adresse à des gens déjà intéressés, mais elle repose sur des traceurs : elle demande le consentement du visiteur et pâtit du recul des cookies tiers. Elle se dose : vue dix fois, la même publicité agace plus qu’elle ne convainc.

Un peu comme une chasse, mais avec du charme : vous rappelez à vos visiteurs qu’ils avaient bon goût.

Voir aussiCookie tiersCMPDonnées first-party

ROI

Aussi appelé : Return on Investment, retour sur investissement, ROAS

Le ROI (retour sur investissement) mesure ce qu’une dépense a rapporté par rapport à ce qu’elle a coûté.

La formule : (gain − coût) ÷ coût. Exemple : une campagne de 2 000 € qui dégage 5 000 € de marge affiche un ROI de 150 %. En publicité, on suit aussi le ROAS (return on ad spend), le chiffre d’affaires généré pour chaque euro de publicité. Les deux ne disent pas la même chose : un ROAS flatteur peut cacher un ROI négatif si les marges sont faibles.

Le jugement dernier de chaque dépense. Positif : champagne. Négatif : retour à la case départ.

Voir aussiKPISEA

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Lettre S

SEA

Aussi appelé : Search Engine Advertising, référencement payant, Google Ads

Le SEA (Search Engine Advertising) est la publicité sur les moteurs de recherche : des annonces payantes, affichées en tête des résultats, sur les mots-clés que vous choisissez.

Sur Google Ads ou Microsoft Advertising, on paie le plus souvent au clic, selon un système d’enchères. L’avantage : une visibilité immédiate, que l’on peut couper ou renforcer à tout moment. Le ciblage géographique est précieux en Outre-mer : une annonce peut viser la Guadeloupe sans arroser la Martinique. À l’inverse du SEO, la visibilité s’arrête dès que le budget s’arrête.

Si le SEO est l’art de séduire Google, le SEA, c’est l’art de lui réserver une place au premier rang. Payante, la place.

Voir aussiSEOROI

SEO

Aussi appelé : Search Engine Optimization, référencement naturel

Le SEO (référencement naturel) regroupe les techniques qui améliorent la place d’un site dans les résultats non payants des moteurs de recherche.

Il repose sur trois piliers : la technique (un site rapide et lisible par les robots), le contenu (des pages qui répondent vraiment aux questions) et la notoriété (les liens et mentions venus d’autres sites). Depuis l’arrivée des réponses générées par l’IA, il sert aussi à être cité par elles : c’est le GEO, son prolongement. En local, une fiche d’établissement soignée et une page par territoire comptent souvent plus qu’un classement national.

L’art de faire les yeux doux à Google. Oui, même Google a ses petites préférences, et il en change plusieurs fois par an.

Voir aussiGEOSEAAI Overviews et AI Mode

Social proof

Aussi appelé : preuve sociale

La preuve sociale est notre tendance à faire confiance à ce que d’autres ont déjà choisi ; en communication, ce sont les avis, témoignages et références qui rassurent.

Le principe a été décrit par le psychologue Robert Cialdini dans son livre Influence (1984). Sur un site, il prend la forme d’avis clients, de témoignages signés, d’études de cas, de logos de références ou de labels. Une preuve sociale doit être vraie et vérifiable : en France, publier de faux avis est une pratique commerciale trompeuse.

Vos badges de mérite. Comme chez les scouts, mais signés par vos clients.

Voir aussiNet Promoter ScoreEarned media

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Lettre T

TikTok Ads

Aussi appelé : TikTok Ads Manager

TikTok Ads est la régie publicitaire de TikTok : elle diffuse des vidéos sponsorisées dans le fil « Pour toi », au milieu des vidéos des créateurs.

Les annonces y prennent la forme du réseau : des vidéos verticales et courtes, qui doivent accrocher dès les premières images. La régie recense la Guyane, la Guadeloupe et la Martinique, mais ces territoires ne sont pas disponibles pour lancer des campagnes de visibilité payantes ; La Réunion et Mayotte n’y figurent pas. Pour diffuser une vidéo sur nos territoires, on passe donc par d’autres régies, comme Meta Ads ou les annonces YouTube de Google Ads, et l’on garde TikTok pour les publications de la marque et les collaborations avec des créateurs locaux.

En attendant, TikTok fait en Outre-mer ce qu’il fait de mieux sans budget : du bouche-à-oreille, en vertical.

Voir aussiAdsInfluencer marketing

Transcréation

Aussi appelé : transcreation, adaptation créative

Nouveau en 2026

La transcréation consiste à adapter un message de marque à une autre langue et à une autre culture, en gardant son intention et son effet plutôt que ses mots exacts.

Une traduction littérale peut faire sourire, ou tomber à plat. La transcréation retravaille le slogan, les images, l’humour et les références pour produire le même effet sur un autre public. Dans nos territoires, l’enjeu est quotidien : le créole guadeloupéen et le créole martiniquais ne se confondent pas, et une marque guyanaise qui vise le Brésil ou le Suriname voisins parle portugais ou néerlandais. Même en français, un clin d’œil pensé pour l’Hexagone ne fonctionne pas toujours aux Antilles.

Traduire « ça va le faire » mot à mot en anglais, c’est l’assurance que ça ne va pas le faire.

Voir aussiWordingCible

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Lettre U

User Experience

Aussi appelé : UX, expérience utilisateur, UI

L’expérience utilisateur (UX) désigne la qualité de ce que vit une personne quand elle utilise un site, une application ou un service : est-ce simple, rapide, clair, agréable ?

Le design UX s’occupe de la logique (le parcours, l’ordre des informations, les étapes d’un formulaire) ; le design UI, de l’interface (les boutons, les couleurs, la typographie). Une bonne UX se teste avec de vrais utilisateurs, sur de vrais téléphones et de vraies connexions : un site pensé sur la fibre du bureau peut devenir pénible en 4G au fond d’une commune rurale. L’accessibilité en fait partie.

Switch 2, PS5, UX… Désolés, ce n’est toujours pas une console de jeu. Mais quand c’est réussi, on y revient tout aussi souvent.

Voir aussiCustomer journeyEAACall-to-action

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Lettre W

Wording

Aussi appelé : rédactionnel, ton de marque

Le wording est le choix des mots d’une marque : ses titres, ses slogans, ses boutons, ses messages, et la façon dont elle s’adresse à son public.

Il traduit le ton de la marque (tutoiement ou vouvoiement, humour ou sobriété, phrases courtes ou longues) et se consigne dans le guide de marque pour rester cohérent d’un support à l’autre. Exemple : « Contactez-nous » et « On en parle ? » mènent au même formulaire, mais pas à la même relation.

Un mot élégant pour un art délicat : celui du poète, mais avec un objectif commercial.

Voir aussiTranscréationMoodboard

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