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On a tous fait des posts qui ne servaient à rien. Parlons-en.

Petit exercice d’honnêteté d’agence. On existe depuis 2012, on a plus de 140 posts produits chaque mois pour nos clients, et un aveu à faire : tous n’ont pas été utiles.

Un homme pensif en noir et blanc, la main au menton, devant une étoile orange sur fond noir, avec une bulle de texte et un point d’interrogation en autocollants

Petit exercice d’honnêteté d’agence. On existe depuis 2012, on a plus de 140 posts produits chaque mois pour nos clients, et un aveu à faire : tous n’ont pas été utiles.

Voilà. C’est dit.

Le post qui ne servait à rien, portrait-robot

Il ressemble à ça. Un visuel propre, une accroche correcte, une orthographe irréprochable. Il coche toutes les cases de la qualité formelle. Et il n’apporte rien à personne, parce qu’il ne répond à aucune question que se pose l’audience.

Le pire spécimen ? Le post « anniversaire de l’entreprise ». Bravo à nous, huit ans déjà. Personne n’a demandé. Personne n’en retire quoi que ce soit. Mais ça remplissait le mercredi.

Il y a aussi le post « on recrute » sans description du poste. Le carrousel pédagogique qui explique une évidence. La photo d’équipe en séminaire, publiée pour l’équipe, pas pour le public. Et le grand classique tropical, la journée mondiale de quelque chose, détournée à l’arrache pour créer un lien avec l’activité du client.

Pourquoi ça arrive, même quand on sait faire

Parce que le calendrier éditorial crée une obligation de production. Parce qu’un client s’inquiète d’un silence de quatre jours. Parce qu’à 17 h un jeudi, il faut sortir quelque chose et qu’il vaut mieux un post moyen qu’un trou dans le planning.

Ces raisons sont réelles. Elles sont juste mauvaises.

Ce qu’on a changé

On a arrêté de considérer le vide comme un échec. Aujourd’hui, quand un post ne répond pas à la question « à quoi ça sert, et pour qui ? », il ne sort pas. On préfère décaler, retravailler l’angle, ou concentrer l’énergie sur trois contenus qui portent plutôt que sur huit qui meublent.

Ça demande un peu de courage face au client. Expliquer qu’on publie moins mais mieux, ce n’est pas le discours le plus confortable quand on est payé pour produire. C’est pourtant le seul qui tient dans le temps.

Et pour la sobriété numérique, disons que ça ne fait pas de mal non plus. Chaque contenu inutile, c’est du stockage, de la bande passante et de l’énergie pour rien.

Si vous vous reconnaissez

Vous n’êtes pas seul. Regardez vos trente derniers posts et posez-vous la question sur chacun : à quoi il servait ? Si vous n’arrivez pas à répondre pour plus de la moitié, ce n’est pas un problème de talent. C’est un problème de cadre.

Le cadre, ça se construit. Et c’est plutôt notre métier.

Envie qu’on analyse vos trente dernières publications ensemble ? On vous dira ce qu’on en pense, franchement.

On en a dans le ventre, tout comme vous

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